M8_Fabrication de Pièces de Renovation en Mécanique Générale

September 14, 2017 | Author: adjoudj | Category: Machines, Mechanical Engineering, Science, Engineering, Nature
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Fabrication de Pièces de Renovation en Mécanique Générale...

Description

ROYAUME DU MAROC

OFPPT

Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail Direction Recherche et Ingénierie de la Formation

RESUME THEORIQUE & GUIDE DE TRAVAUX PRATIQUES

MODULE 8:

FABRICATION DES PIÈCES DE

RENOVATION EN MÉCANIQUE GÉNÉRALE

Secteur :

FABRICATION MECANIQUE

Spécialité : Technicien en Fabrication Mécanique Niveau : Technicien

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Document élaboré par : Nom et prénom Octavian ALBU Actualisé et saisie par :

Révision linguistique Validation - ETTAIB Chouaïb -

CDC- Génie Mécanique

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MODULE 8 : FABRICATION DE PIECES DE RENOVATION EN MECANIQUE GENERALE Code : Durée : 56 heures Responsabilité : D’établissement

Théorie : 30 % Travaux pratiques : 66 % Évaluation : 4%

17 h 37 h 2 h

OBJECTIF OPÉRATIONNEL DE PREMIER NIVEAU DE COMPORTEMENT COMPÉTENCE • Fabriquer des pièces de rénovation en mécanique générale.

PRÉSENTATION Ce module de compétence particulière est enseigné durant le troisième semestre du programme de formation. Il requiert en pré requis les modules 3, “Fabrication de pièces simples” et 21 “Représentation d’une pièce ou d’un ensemble mécanique simple”. DESCRIPTION L’objectif de module est de faire acquérir la compétence nécessaire à la réalisation ou la modification des pièces à partir d’un dessin, croquis ou même un modèle. Ceci est principalement le cas des pièces qu’on retrouve en entretien et rénovation mécanique. Le technicien est directement en contact avec le client. Il vise donc à rendre le stagiaire autonome et apte à répondre aux exigences du client dans les plus brefs délais et en moindre coût. CONTEXTE D’ ENSEIGNEMENT • Ce module est capital dans la formation du stagiaire et constitue la compétence la plus demandée au Maroc et particulièrement au niveau technicien • On doit donc exiger au maximum un travail et une démarche rigoureuse et méthodique • Les situations pédagogiques doivent approcher au maximum celles de production réelle à partir d’un modèle ou d’un croquis CONDITIONS D’ÉVALUATION • Travail individuel • Travail de groupe • À partir de : - Plan de définition - Croquis à main levée - Pièce à reproduire (usage, casse, ...) • À l’aide : - L'infrastructure de l'atelier de mécanique générale

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OBJECTIFS

ELEMENTS DE CONTENU

1. Savoir écouter

-

Écoute active

2. Comprendre une consigne

-

Importance d’une consigne

3. Prendre des notes

-

Prise de notes Bloc notes

-

-

Fiche client : interlocuteur, société, adresse, activité,… Nature du travail : • Modification • Retouche • Réalisation suivant dessin ou modèle Détermination des spécifications de la pièce : • Fonctionnalité de la pièce • La pièce dans son environnement • Prendre en compte les contraintes fonctionnelles Prise en compte de consignes orales

4. Se soucier du détail

-

Toute information est utile

5. Connaître les bases du dessin industriel

-

Référence au module 21

6. Savoir retranscrire des informations orales

-

Écriture rapide et abrégée

-

Réalisation du cahier des charges concernant la pièce à réaliser : • Croquis à main lever • Dessin de la pièce • Cotation • Spécifications particulières • Matière

-

Référence aux modules 12 et 13

-

Création des documents préparatoires Prévoir les outils et ablocages Référence au module 12

A.

Déterminer les spécifications du client

-

-

B.

Représenter graphiquement la pièce • Dessiner la pièce • Coter les surfaces • Spécifier les particularités • Déterminer la matière

7. Connaître les méthodes de fabrication C.

Réaliser un mode opératoire

8. Chiffrer le temps

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-

Décomposition du travail Temps : • De préparation (documents de fabrication, matière, réglage machine, équipement broche et table,…) • D’usinage (montage et démontage pièce, usinage,..) • Manutention et déplacements

-

Bon de commande Bon de travail Temps passé

-

Notion du coût et de prix de revient Paramètres d'estimation du prix de revient Estimation rapide du coût de la pièce Notion de compétitivité Proposition d’un devis

-

Référence au module 3

Réaliser • la pièce • la modification

-

Approvisionnement de la matière Travail dans une sécurité optimale Dextérité de conduite de machine outil Réalisation des outils et des ablocages Fabrication de la pièce Réalisation de la modification

11. Connaître les moyens de mesure

-

-

Référence au module 23 Mesure en rapport avec le cahier des charges Essai de montage et vérification des jeux Procès verbal de contrôle Qualité de production Avantage d’un client satisfait Conditionnement du produit Analyse du temps passé Validation du coût de la pièce

-

Contact client Livraison Qualité de service

9. Renseigner un document technique

D.

Réaliser un devis

10. Maîtriser les moyens d'usinage E.

F.

Contrôler la réalisation

-

12. Se soucier de la satisfaction du client G.

Livrer le produit

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SOMMAIRE

N° CHAPITRE 1 1.1. 1.2. 1.3. 1.4. 1.5. 1.6. 1.7. 1.8. CHAPITRE 2 2.1. 2.2. CHAPITRE 3 3.1. 3.2. 3.3. 3.4. CHAPITRE 4

DENOMINATION FABRICATION DES PIECES DE RENOVATION DE TYPE « ROUES DENTEES » ENGRENAGES ETUDE GENERALE ENGRENAGES DROITS A DENTURE DROITE ENGRENAGES DROITS A DENTURE HELICOIDALE ENGRENAGES CONIQUES OU A AXES COURANTS ENGRENAGES ROUES ET VIS SANS FIN QUALITE DES ENGRENAGES, NF 180 1328 EXERCICES APPLICATION REPARATION / RENOVATION DES POULIES DE COURROIES TYPES DE COURROIES TRAPEZOIDALES EXEMPLE RENOVATION / REPARATION DES GUIDAGES EN TRANSLATION GENERALITES L’ OPERATION DE GRATTAGE MODE OPERATOIRE GAMME POUR L’ OBTENTION DES GUIDAGES, TABLES ET CHARIOTS PAR GRATTAGE GUIDE POUR LA RÉNOVATION /RÉPARATION DES PIECES DE TYPE « BIELLE »

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CHAPITRE 1 : FABRICATION DE PIECES DE RENOVATION DE TYPE « ROUES DENTEES » 1.1. ENGRENAGES ÉTUDE GÉNÉRALE Objectifs: Décrire et indiquer les caractéristiques essentielles (terminologie, formules, étude cinématique, propriétés) des principaux types d’engrenages et des dentures en développante de cercle. Les engrenages sont des composants mécaniques essentiels. Ils font partie des systèmes de transmission de mouvement et de puissance les plus utilisés, les plus résistants et les plus durables. Ils sont normalisés. Les engrenages fabriqués avec la norme internationale ISO présentent l’avantage d’être facilement interchangeables et permettent des possibilités de fabrication plus économiques (conception type, méthodes de calcul normalisées, taillage et contrôle automatisés, équipements standard). Lorsqu’il s’agit d’engrenages pour très grandes séries (automobiles...) les constructeurs s’écartent de ces standards afin d’optimiser les coûts. Définition : on appelle engrenage l’ensemble des deux roues dentées engrenant l’une avec l’autre. Engrenages droits à denture droite

Les plus simples et les plus économiques, ils sont utilisés pour transmettre le mouvement et puissance entre deux arbres parallèles. Les dents des deux roues de l’engrenage sont parallèles à l’axe de rotation des arbres. Du fait de leur relative simplicité, ils sont souvent utilisés pour introduire les relations de cinématique et les définitions normalisées concernant la géométrie des engrenages.

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Engrenages droits à denture hélicoïdale

De même usage que les précédents, ils sont très utilisés en transmission de puissance; les dents des roues sont inclinées par rapport à l’axe de rotation des deux arbres. A taille égale, ils sont plus performants que les précédents pour transmettre puissance et couple. Du fait d’une meilleure progressivité et continuité de l’engrènement ils sont aussi plus silencieux. L’inclinaison de la denture engendre des efforts axiaux, suivant l’axe de l’arbre, qui doivent être supportés par les paliers et des couples supplémentaires qui accentuent le fléchissement des arbres. Engrenages coniques

Leurs dents sont taillées dans des surfaces coniques. Ils sont utilisés pour transmettre le mouvement entre des arbres concourants, perpendiculaires ou non. La denture peut être droite mais aussi hélicoïdale, ou spirale.

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Engrenages roue et vis sans fin

L’une des roues ressemble à une vis et l’autre à une roue hélicoïdale. Le sens de rotation de la roue dépend de celui de la vis mais aussi de l’inclinaison de la denture, filet à droite ou à gauche. L’irréversibilité est possible. 1.2. ENGRENAGES DROITS À DENTURE DROITE

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Les engrenages typiques sont pignon /roue, pignon /couronne intérieure et pignon crémaillère. Le pignon est la plus petite des deux roues et c’est souvent la roue menant. La forme des roues varie avec les dimensions. Définitions, terminologie et symboles normalisés ISO

12 Valeurs normalisées du module m (NF ISO (…)

Caractéristiques et formules des engrenages droits à denture droite

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a) Circonférence primitive : de périmètre , elle doit impérativement comporter un nombre entier de dents (Z) toutes placées à intervalles successifs égaux au pas primitif (p). Il en résulte que: En posant:

L’expression se simplifie et devient .

b) Pas primitif (p)

c) Module (m) Quel que soit le nombre de dents, toutes les roues de même module et de même angle de pression (a) peuvent être fabriquées à partir du même outil. Pour limiter le nombre des outils et des systèmes de mesure, une série de modules a été normalisée. L’épaisseur de la dent et sa résistance dépend du choix du module. Ce choix ne doit pas être improvisé mais étudié et calculé.

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Exemple : pour l’engrenage dessiné (fig. 8) Z1 = 17 dents, Z2 = 20 dents, module m= 4 mm, déterminons les principales caractéristiques.

Etude cinématique

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Lorsque la roue 1 engrène avec la roue 2, les cercles primitifs des deux roues roulent l’un sur l’autre sans glisser au point I (pas de patinage, analogie avec deux roues de friction roulant l’une sur l’autre sans glisser). Si V1 est la vitesse linéaire des points du cercle primitif 1 et V2 celle des points du cercle primitif 2, le non glissement en I, point de contact des deux cercles, se traduit par V1 = V2 = VI. Exemple : on souhaite construire un réducteur de façon à ce que la vitesse d’ entrée de 1500 tr/min soit réduite à 500 tr/min. Si Z1 = 18, quelle est la valeur de Z2 ? Si m = 3 quelle est la valeur de d2 ? Rapport de transmission: n2/n1 = 500/1 500 1/3 Rapport des nombres de dents : Z2/Z1 = n 1/n2 = 3/1 = 3 Z2 = 3xZ1 = 54 dents d2=mZ2=3.54= 162mm Remarque: d1 = mxZ1 = 3x18 = 54 mm d2/d1 = 162/54 = 3 = n1/n2

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Étude du profil en développante de cercle a) Développante de cercle Le cercle qui sert de support au tracé de la développante est appelé cercle de base (rayon rb). Les développantes tracées à partir d’un même cercle de base sont toutes géométriquement identiques ou superposables. Les profils des flancs et faces des dents suivent rigoureusement la géométrie de la développante.

Remarque: pour la tangente au point repère 8, le segment 88” est égal à l’arc 8A luimême au segment 8’A. La remarque est la même pour les autres points.

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b) Propriétés et caractéristiques du profil en développante de cercle Le profil en développante de cercle est le plus utilisé ; il est insensible aux variations d’entraxes et se laisse tailler à l’aide d’outils relativement simples. Le profil cycloïdal, également utilisé, est surtout employé en micromécanique. Propriété : il permet d’obtenir des roues avec de petits nombres de dents sans interférence de taillage. Inconvénient : il est sensible aux variations d’entraxes.

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Profils conjugués : les profils en développante font partie des profils conjugués. Les profils conjugués sont des profils qui transmettent le mouvement d’une roue à une autre sans à- coups, de façon régulière, sans fluctuation, même infime, du rapport de l’engrenage (n2/n1 = constante).

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Pas de base (Pb) : il est égal à la longueur de l’arc, mesuré sur le cercle de base, entre deux dents consécutives. C’est aussi la distance entre les profils des dents successives. Règle : pour que deux roues puissent engrener il faut qu’elles aient le même pas de base (P b1 = P b1) Ligne d’engrènement ou ligne de pression T1 T2 : elle est tangente aux deux cercles de base et porte en permanence l’effort de contact s’exerçant entre les deux roues. Propriétés : le point de contact (M) entre les dents est toujours situé sur cette ligne. La tangente en M aux deux profils en contact est toujours perpendiculaire à T1T2. Remarque : le contact en M entre les deux dents se fait à la fois avec du roulement et du glissement.

Angle de pression (α) : autre caractéristique importante, il définit l’inclinaison de la droite de pression T1T2 et la forme de la dent. α =20°est la valeur la plus utilisée, α =14°30’ est utilise en remplacement d’engrenages anciens, α =25° est un standard aux USA

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Cercles de base et cercles primitifs: pour un engrenage les cercles primitifs sont uniques. Ils définissent le rapport de la transmission. Les cercles de base définissent le profil et la forme de la denture (la développante). A deux cercles primitifs peut correspondre, en théorie, une infinité de cercles de base et d’angles de pression possibles ; condition : r2/r1 = rb2/rbl. c) Exemple : un engrenage se compose d’un pignon de 17 dents et d’une roue de 51 dents le module est de 2 mm et l’angle de pression de 20°. * Déterminons I’entraxe, les rayons de base et le pas de base.

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* À l’assemblage on constate qu’il manque 2 mm d’entraxe pour monter les roues. Si les rayons de base restent inchangés, quelle nouvelle valeur de l’angle de pression permettrait le montage ?

Cas des roues intérieures et des crémaillères

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Problèmes de l’engrènement : phénomène d’interférence Il y a interférence lorsque le sommet de la dent d’une roue rencontre le fond d’une dent de l’autre roue. Au moment du taillage, ce défaut est caractérisé par un usinage parasite du pied de la dent. D’une manière générale l’interférence est évitée si : r a [rb2 + a2sin2α ]1/2. Avec α = 200°, si les deux roues ont plus de 17 dents, il n’y a pas de risque d’interférence. Pour un système pignon/crémaillère l’interférence est évitée si Z1 18. Un nombre de dents Z1 inférieur à 13 est à éviter. 1.3. ENGRENAGES DROITS À DENTURE HÉLICOÏDALE Ils transmettent le mouvement entre deux arbres parallèles. L’angle d’inclinaison de la denture, l’angle d’hélice, est le même pour les deux roues, mais en sens inverse.

Comparaison entre dentures droites et dentures hélicoïdales Avantages de la denture hélicoïdale : transmission plus souple, plus progressive et moins bruyante ; conduite plus grande: 2, 3 ou 4 couples de dents toujours en prise ; transmission d’efforts

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importants à vitesses élevées ; réalisation facile d’un entraxe imposé en faisant varier l’angle d’hélice. Inconvénients : efforts supplémentaires dus à l’angle d’hélice (force axiale sur les paliers et augmentation des couples de flexion) et rendement un peu moins bon. Définitions et caractéristiques

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Angle d’hélice β: il mesure l’inclinaison de la denture, ou de l’hélice, par rapport à l’axe de la

roue les valeurs usuelles se situent entre 15 et 30°. De grandes valeurs de β amènent plus de douceur et de progressivité mais aussi des efforts axiaux plus grands. Un engrenage droit est un engrenage hélicoïdal avec

β = 0°.

Grandeurs réelles (ou normales) :

pn mn et αn: (=20°).

Elles sont normalisées et mesurées perpendiculairement à l’hélice. Grandeurs apparentes (ou tangentielles)

pt

mt etαt ne sont pas normalisées et dépendent

de la valeur de β. Elles sont mesurées dans le plan de rotation de la roue (analogie avec une denture droite). Entraxe a : il dépend de l’angleβ. En faisant varier β on peut obtenir n’importe quel entraxe désiré, ce qui est particulièrement intéressant pour les trains d’engrenages.

Largeur b: pour des raisons de continuité et de progressivité la largeur b de la roue doit être supérieure au pas axial

px (b> l,2 px

est nécessaire, valeurs usuelles : b> 2 px )

Exemple : Soit un engrenage tel que Z = 33, Z = 44 et = 2 mm. * Quel doit être l’angle d’hélice nécessaire pour réaliser un entraxe de 80 mm?

* Quelles sont les valeurs possibles pour l’entraxe si β varie entre 0° et 40°? A partir de la formule précédente on obtient :

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Les valeurs possibles sont donc comprises entre 77 et 100,5 mm. * Si β = 35° et αn = 20°, quelles sont les valeurs de mt pn

pt px d1 et d2 et αt ?

Nombre fictif ou virtuel de dents Ce nombre est utilisé dans certains calculs de résistance de la dent. Ellipse primitive : elle est obtenue en coupant le cylindre primitif par un plan perpendiculaire à une hélice. La denture se comporte comme s’il existait un cercle primitif 2

fictif de diamètre d = de =d/cos

β.

Nombre fictif de dent Ze; nombre de dents correspondant au diamètre fictif précédent (de ).

et :

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1.4. ENGRENAGES CONIQUES OU À AXES CONCOURANTS

C’est un groupe important utilisé pour transmettre le mouvement entre deux arbres non parallèles dont les axes sont concourants (les axes à 90° sont les plus courants). Les surfaces primitives ne sont plus des Cylindres mais des Cônes (cônes primitifs). Les cônes sont tangents sur une ligne de contact MM’ et leur sommet commun est le point S, c’est aussi le point d’intersection des axes de rotation des deux roues.

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Principaux types

a) Engrenages coniques à denture droite: ce sont les plus simples. La direction des génératrices du profil de la denture passe par le sommet S. Aux vitesses élevées on retrouve les mêmes inconvénients que les engrenages droits à dentures droites (bruits de fonctionne ment, fortes pressions sur les dents...). b) Engrenages coniques à denture hélicoïdale ou spirale ils sont conçus sur le même principe que les engrenages droits. Pour diminuer les bruits aux grandes vitesses et assurer une plus grande progressivité de la transmission, la denture droite est remplacée par une denture spirale (angle de pression usuel αn =20° ou 14°30’ angle de spirale 35°). c) Engrenages hypoïdes : variante complexe des précédents, avec les mêmes qualités générales, ils sont à mi-chemin entre les engrenages coniques et les engrenages roue et vis. Les axes des roues sont orthogonaux mais non concourants, les surfaces primitives ne sont plus des cônes mais des hyperboloïdes (forme d’hyperbole). Le glissement ou le frottement entre les dents est élevé. Caractéristiques des engrenages coniques à denture droite La taille et la forme de la dent (module rn, pas p, d , da df , h, ha hf ) sont définies à partir du plus grand cercle ou sur l’extrémité la plus large de la denture.

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Cône complémentaire : cône de sommet S’ dont les génératrices (S‘2N…) tracées à partir de l’extrémité la plus large de la denture, sont perpendiculaires à celles du cône primitif. Remarque : l’étude géométrique d’un engrenage conique (continuité d’engrènement, interférences, glissement...) se ramène à l’étude de l’engrenage droit complémentaire (approximation de Trédgold) de rayons primitifs r’2 ,r’1 et de nombre de dents Z’ =2πr’/p. 1.5 ENGRENAGES ROUES ET VIS SANS FIN La vis ressemble à une vis d’un système vis/écrou et la roue à une roue droite à denture hélicoïdale. La transmission de mouvement est effectuée entre deux arbres orthogonaux. Ces engrenages permettent de grands rapports de réduction (jusqu’à 1/200) et offrent des possibilités d’irréversibilité. Ils donnent l’engrènement le plus doux de tous les engrenages, silencieux et sans chocs. Contrepartie un glissement et un frottement important provoquent un rendement médiocre. De ce fait, une bonne lubrification est indispensable ainsi que des couples de matériaux à faible frottement (exemple vis acier avec roue en bronze). Principales familles

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Remarque : une roue creuse est une roue cylindrique légèrement creusée, ce qui accroît la surface de contact entre les dents et permet d’augmenter les efforts transmissibles. Le principe est le même avec la vis globique (assemblage plus difficile). Caractéristiques cinématiques et géométriques Particularité le rapport des nombres de dents est différent du rapport des diamètres primitifs comme pour les engrenages hypoïdes. Les caractéristiques de la roue sont celles d’une roue droite à denture hélicoïdale. Zv représente le nombre de filets de la vis (de 1 à 8 filets et parfois plus). Le pas axial px mesure la distance (suivant l’axe) entre deux filets consécutifs de la vis. Le pas de l’hélice pz représente le pas du filet, ou d’un des filets, de la vis (pz =

tan βm =

Zv px et

pz /πd v

La vis et la roue a le même pas normal pn, Le pas axial de la vis est égal au pas apparent de la roue

px = ptR.

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Irréversibilité du système roue et vis Si la vis peut toujours entraîner la roue, par contre l’inverse n’est pas toujours possible.

Lorsque l’angle d’inclinaison de l’héliceβR est suffisamment petit (moins de 6 à 10°) le système devient irréversible et la roue ne peut pas entraîner la vis, il y a blocage en position. Cette propriété est intéressante pour des dispositifs exigeant un non retour.

Ce phénomène est comparable à l’irréversibilité du système vis écrou. Les engrenages roue et vis sont les seuls à posséder cette propriété.

1. 6. QUALITÉ DES ENGRENAGES, NF 180 1328 La norme ISO prévoit 13 classes de qualité (O à 12) pour les dentures, O est la plus précise et 12 la moins précise (progression de √2 entre chaque classe). La norme donne les définitions, règles, formules, domaines de validité et les valeurs admissibles des écarts sous formes de tables de valeurs (idem ajustements). Ecarts concernés pas, division, profil, hélice, composés radiaux et faux rond. Exemple de désignation : 8-af (af = précision courante, df = bonne précision, etc. définissant la tolérance d’épaisseur de la dent). Voir norme NF E 23006.

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Domaines d’emplois indicatifs: Classes 1 à 4 : pour denture de précision exceptionnelle ou pour grandes vitesses (V> 30 m/s). Engrenages étalons, turbines... Classes 5 et 6 : denture rectifiée ou rasée, Ra
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